Mon manifeste pour la fantasy

Je crois que la fiction n’est pas au-delà du réel, mais regarde celui-ci en face ; miroir du monde, elle parle à chacun et murmure à toutes et à tous des envies d’évasion.

La fantasy souffre de préjugés ; souvent confondue avec la littérature jeunesse, parfois considérée comme un sous-genre – lorsqu’elle est considérée… – la fantasy, épique, colorée, profonde, rencontre un succès énorme au cinéma, dans le jeu vidéo, la bande dessinée ou à la télévision.

Elle est partout autour de nous et baigne nos imaginaires personnels et collectifs ; je crois que la lecture de la fantasy n’est pas qu’une activité réservée à une jeunesse en quête d’aventures extraordinaires, mais un véritable genre littéraire, noble – pas moins que les autres – varié, riche, exigeant, populaire… et méconnu. Parfois snobée, toujours sous-estimée, située quelque part dans les bas-fonds de la littérature, la fantasy cristallise un ensemble de malentendus à son sujet par ceux qui n’en lisent pas.

Je crois que la fantasy doit se lire et avoir une place dans la littérature et dans la société – comme reflet de celle-ci ou instrument de lutte contre son nihilisme ambiant.

Car la fantasy est d’abord un exceptionnel moyen de mettre en scène des valeurs oubliées, avalées par les quotidiens du monde, orchestrées par des auteurs de grand talent, souvent sous-estimés, eux-aussi, ou placardés sur l’hôtel du simple divertissement pour adolescents.

Je crois que la fantasy n’est pas qu’un divertissement. Je vois la fantasy comme un gigantesque théâtre des comportements humains face à l’adversité, à la peur, au danger, au destin. Je crois, enfin, que la fantasy porte en elle la force de changer des vies, modifier des trajectoires, bouleverser des croyances, questionner des certitudes, bien réelles celles-ci.

Une littérature existentielle, en somme.

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